Son arrivée dans sa nouvelle maison

Vous venez d’acquérir un jeune chiot Schnauzer, ou vous êtes sur le point de le faire.

Sa santé, sa croissance et son éducation vont dépendre de vous.

Votre chiot vient juste de quitter sa mère et sa fratrie pour un milieu qui lui est totalement étranger.

Lorsque le chiot arrive chez vous, plus rien ne lui est familier. Imaginez sa détresse … Il est sans doute angoissé, stressé, effrayé et a besoin de vous pour l’aider à s’acclimater progressivement à sa nouvelle demeure et à ses nouveaux maîtres. Laissez-le explorer les locaux, pièce par pièce afin qu’il s’y habitue et y laisse ses odeurs, découvre de nouveaux bruits, de nouvelles sensations, de nouveaux décors. Parlez-lui doucement, dorlotez-le, rassurez-le mais ne le brusquez jamais.

Montrez-lui ensuite son « petit chez lui » : son panier, son assiette, son bol d’eau, ses jouets … Si vous souhaitez qu’il dorme seul, dès la première nuit placez-le dans une pièce à part et ne cédez pas à ses appels. Si vous craquez devant ses tremblements et ses jappements affolés, il vous sera ensuite difficile de revenir en arrière. N’oubliez pas non plus de placer à proximité de son panier un papier journal ou une couche sur lesquels il pourra faire ses besoins, ainsi qu’une écuelle d’eau.


Son alimentation

Une alimentation de qualité, correctement équilibrée, complétée par une vermifugation et une vaccination pratiquées régulièrement, sont les facteurs essentiels pour obtenir un « schnauzer » adulte au mieux de sa forme.
Votre nouveau compagnon est nourri depuis son sevrage avec des croquettes haut de gamme et il est habitué à manger à heures fixes au même emplacement. Pour limiter les risques de torsion d’estomac des schnauzers géants, nous leur donnons à manger en deux repas, de façon à ce qu’ils n’avalent pas une trop grande quantité en une seule fois. Pour sa santé, nous vous conseillons donc de garder cette méthode. Pour les schnauzers nains, ceci n’est pas obligatoire car les risques de torsion sont moindres.
Ne complétez surtout pas la ration en minéraux, car les croquettes en sont déjà très largement pourvues et les excès en calcium et en phosphore provoquent des incidents tout aussi graves que les carences.
Essayez de conserver ce type d’aliments très adapté et évitez les changements, car le chien est soumis à un mode de digestion très particulier, différent du nôtre. Le moindre bouleversement dans ses habitudes alimentaires provoque la plupart du temps des diarrhées et un temps d’adaptation plus ou moins long.


Son hygiène

Les dents : Il est bon de bien gardez les dents blanches. Dans l’immédiat, il a des dents de lait, le problème ne se pose pas. Mais quand il aura ses dents définitives (dont vous aurez surveillé la pousse), vous pourrez, si vous voyez qu’elles ont tendance à jaunir, les brosser avec du jus de citron. Vers 4/5 mois, au moment de la pousse définitive, ne tirez pas sur les jouets, chiffons, etc … qu’il aura dans sa gueule. Vous risquez de lui faire tomber une dent en formation et il ne pourra plus être confirmé.

22Les yeux : Il se peut que les yeux pleurent. Cela est dû, bien souvent à un cil, ou à un poil de la casquette qui vient les irriter. Nettoyer avec une bonne solution oculaire, et taillez légèrement les poils. Dans les cas où les symptômes persistent, consultez le vétérinaire (surtout si les picotements sont accompagnés d’autres signes ; perte d’appétit, manque d’entrain …).

Les oreilles : Comment nettoyer ses oreilles ? Une fois tous les huit ou quinze jours, faites asseoir votre chien et faites tenir son museau par un membre de la famille. Après avoir tiré le pavillon de l’oreille vers le haut, introduisez tout d’abord une solution nettoyante : en grande quantité, puis massez la base du conduit, de bas en haut, pour bien répartir le produit. L’embout du flacon doit disparaître complètement. Ce qui s’écoule se récupère ensuite avec un morceau de coton. Surtout n’introduisez pas n’importe qu’elles gouttes dans une oreille sans prendre avis d’un praticien.

La formation sexuelle : Pour les mâles, surveillez la descente des testicules.


Son éducation (Source : http://www.wanimo.com)

Vous venez d’acquérir un petit chiot et votre seul désir est de la gâter beaucoup et de le rendre heureux. Ceci est tout à fait compréhensible mais il faut tout de même savoir se donner des limites car pour être heureux, un chien n’a pas besoin d’être le roi à la maison. Pour être heureux et équilibré, un chien doit avoir chez lui sa place de chien qui est une place de dominé puisque c’est vous, le propriétaire, le chef de la meute et de la maison.

En effet, sachez que les relations entre chiens se basent sur des rapports de dominance. Le chien est un animal hiérarchique : il vit dans une meute où l’animal dominant a différentes prérogatives, dont celle de manger en premier, lentement, devant sa meute, celle de surveiller et contrôler les déplacements dans la meute, et celle d’avoir la priorité à la reproduction. Pour que votre chiot soit à sa place dans votre famille (c’est-à-dire dans sa meute), il est bien évident que vous devez être le dominant. S’il existe un flou quant à cette hiérarchie dans l’esprit de votre chien, c’est-à-dire si vous lui laissez certaines prérogatives de dominant, il pourra se rebeller et devenir éventuellement agressif ou destructeur plus tard.

C’est pourquoi il est indispensable de mettre dès le départ votre petit chiot à sa place sociale de dominé.

Il faut le faire manger après vous (ou alors une heure avant si cela ne vous est pas possible), dans un lieu isolé et en votre absence. La gamelle doit être retirée au bout d’un quart d’heure même si elle n’est pas terminée : un chiot qui chipote devant ses croquettes est souvent un chiot qui vous teste pour voir s’il peut adopter un comportement légèrement dominant. Si le chiot grogne lorsqu’on lui retire sa gamelle, il faut prendre une allure autoritaire (buste en avant, bras écartés, voix forte) et le gronder. Attention : Les chiens dominés peuvent également grogner lorsqu’on approche de la gamelle, mais ils se retirent pour laisser la place au dominant très rapidement. Ce sont généralement des chiens qui mangent très vite et qui ne laissent pas de restes (de peur que le dominant arrive et qu’il les empêche de manger).

Pour éviter qu’il ne mordille vos meubles ou autres, donnez-lui des os en peau de buffle (en vente en grande surface) afin qu’il se fasse les dents. Evitez de lui donner de vieilles chaussures, il ne serait pas en mesure de faire la différence avec celles que vous utilisez encore !
Ignorez ses bêtises si vous ne le prenez pas sur le fait, le chien n’est pas capable de comprendre une punition « à retardement », il ne fait pas la relation entre le passé et le présent.
Votre chiot est encore trop jeune pour se retenir longtemps, habituez-le à être propre dès le départ de la façon suivante :

• Les sorties :

– tout de suite à son réveil le matin.
– à la fin de chacun de ses repas ou de ses prises de boissons
– après chacune de ses sieste
– à votre retour d’une absence
– le soir avant de vous coucher

• Lorsqu’il fait dans la maison :

– Pris sur le fait : prenez-le sans trop le brusquer et sortez-le. Ne jamais lui mettre le nez dedans. Il ne comprendrait rien et vous risquez plus de le déstabiliser que d’arranger le problème. complimentez-le lorsqu’il fait dehors.
– Dans le cas contraire : ignorez ses bêtises et nettoyez en dehors de sa présence. Pour lui, cela pourrait ressembler à une marque d’intérêt pour ses exactions et il pourrait s’en servir, par la suite, pour attirer votre attention sur lui.

La socialisation est une étape décisive à instaurer dès le départ.20
Dès que votre chiot aura reçu sa deuxième injection de rappel (à 3 mois), n’hésitez pas à le sortir le plus souvent possible dans la foule (sur le marché par exemple). Il faut qu’il soit mis en contact, dès son plus jeune âge, avec un maximum de personnes. Cela n’altèrera en rien ses qualités de gardien. Un chien, quel qu’il soit, ne doit pas mordre, mais dissuader par son attitude, son faciès et sa voix. Le Schnauzer est un protecteur de la famille et de ses biens.
Vous devez pouvoir mettre vos mains dans sa gamelle sans aucune manifestation d’hostilité de sa part, le promener sans qu’il tire sur sa laisse pour agresser un passant ou un congénère. Toutes ces choses sont à lui apprendre alors qu’il est encore chiot.

C’est vous qui devez gérer les contacts avec votre jeune chiot : vous devez choisir vous-mêmes les moments de jeux, de caresses et de câlins avec lui. C’est toujours vous qui devez initier le contact lorsque vous en avez envie. Ceci permet également d’éviter un trop grand hyperattachement de votre chiot pour vous. Par moment, si vous ne voulez pas jouer, il faut arriver à dire à votre chiot d’aller se coucher dans son panier : ce n’est pas lui qui doit décider mais vous. Il est vrai que ce n’est pas toujours facile et quelques écarts sont possibles : tout dépend aussi du caractère du chiot. Certains chiots auront en effet besoin d’une éducation moins ferme que d’autres. Il n’y a pas de règle absolue.

L’acquisition définitive de la hiérarchie se fait à la puberté : il est donc bénéfique de tout faire pour le mieux dès le départ. Mais les erreurs d’éducation ne sont pas irréversibles… et plus on s’y prend tôt, plus les choses sont faciles à changer.
En effet, un chien peut et doit comprendre par l’éducation que, dans une famille, les hommes sont les dominants et lui est le dominé.
En revanche, quand il s’agit de rapports avec les autres chiens, l’intervention de l’homme ne sert à rien. Il faut en effet que les chiens établissent leurs rapports dominant/dominé entre eux.